Mise à jour : 16/06/2008
juin 25th, 2008 by Sonia russellLe lundi 16 juin 2008
Déploiement majeur pour retrouver Cédrika
Le grand-père de Cédrika, Henri Provencher, a pris des nouvelles
des recherches tout au long de la journée auprès de Michel Bouchard,
de Recherche et sauvetage Équionoxe.
Les recherches visant à retrouver Cédrika Provencher, entreprises autour
des coordonnées GPS fournis par des médiums américains,
n’ont finalement donné aucun résultat samedi à Trois-Rivières.
Photo: François Gervais
Toute la journée, 25 bénévoles ont ratissé au peigne fin le secteur
situé près des boulevards des Chenaux et Saint-Jean, mais en vain.
Le grand-père de la fillette disparue le 31 juillet 2007,
Henri Provencher, ne cachait pas son soulagement.
«Lorsqu’ils donnent un point GPS dans le bois, ce n’est pas
bon signe. S’ils avaient trouvé quelque chose, ça aurait été mauvais pour nous.
Nous continuons à avoir espoir qu’elle est vivante,
mais nous vérifions tout quand même», explique-t-il.
Déjà, une bande de terrain située le long des autoroutes
55 et 40 avait été ratissée il y a quelques mois, mais avec une nouvelle fouille
plus large, tout doute est maintenant dissipé.
«Nous pouvont fermer la porte pour ce coin-là et
passer à autre chose», signale M. Provencher.
Quatre groupes ont uni leurs forces en fin de semaine afin de
tenter de retrouver la disparue, soit Recherche et sauvetage
Équinoxe, Recherche et sauvetage Québec-Métro, Sauvetage canin des Laurentides,
venu avec cinq chiens, et le Service d’intervention d’urgence du Centre-du-Québec.
«C’est majeur comme déploiement”, admet le commandant de l’équipe d’Équinoxe, Michel Bouchard.
Après avoir pris connaissance des points GPS, M. Bouchard
a décidé d’élargir les recherches à un plus vaste périmètre.
«Nous sommes partis avec l’hypothèse que la personne a voulu
s’en débarrasser rapidement. Lorsqu’on regarde l’endroit où elle a
été enlevée, si on veut quitter la ville le plus vite possible,
on arrive ici», fait-il remarquer.
Tous les sentiers du coin ont donc été visités
avec des maîtres-chiens, et des équipes de bénévoles
ont fouillé à pied les boisés.
Tant que le dossier n’est pas clos, les recherches pourraient
se poursuivre, ajoute M. Bouchard.
«C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.
Mais si la famille a un indice et qu’elle nous demande
d’aller ratisser un secteur, nous irons.»
De son côté, M. Provencher répond une seule chose
lorsqu’on lui demande quand il cessera de chercher sa petite-fille:
«quand je vais l’avoir avec moi.»
Refusant de baisser les bras, il continue de recueillir la moindre information.
«Nous ne sommes pas découragés, au contraire,
nous redoublons d’efforts. Les gens nous disent
que ça n’a pas d’allure ce que nous faisons, mais quand nous
leur demandons ce qu’ils feraient si c’était leur enfant,
ils nous répondent qu’ils feraient pareil.»
Seulement avec ce qu’il lui reste à vérifier présentement,
il en a encore pour des mois, soutient-il, et de nombreux citoyens continuent
de contacter la famille lorsqu’ils ont le moindre doute, assure-t-il.•
Mélissa guillemette
Le journal de Montréal
16/06/2008 mise a jour: 16/06/2008 11h51
Presque un an après la disparition de la fillette
Presque un an après la disparition de la petite Cédrika
Provencher, 10 ans, ses parents ont testé les données de
voyants américains ce week-end avec une équipe de
bénévoles. En entrevue avec Le Journal de Montréal,
le père de la fillette, Martin Provencher, a affirmé que
lorsqu’on vit un tel drame, on peut se retourner
vers des ressources inhabituelles.
«Comme tout le monde, on écoute parfois le Canal Mystère
et on croit plus ou moins aux voyants. Mais est-ce qu’on
peut rejeter cette aide du revers de la main ?»,
questionne Martin Provencher, d’une voix qui révèle
un homme toujours déterminé.
Ainsi, une vingtaine de bénévoles du groupe de sauvetage Équinoxe
a vérifié les environs de deux des dix points GPS
que les médiums de Find Me ont envoyés à
la famille Provencher, gratuitement.
«L’été arrive, c’est le temps de reprendre les recherches,
le père dont la vie et celles de sa famille sont transformées
depuis juillet dernier. C’est un combat que je ne vais jamais arrêter.»
Les bénévoles ont passé au peigne fin deux endroits
dans la région de Trois- Rivières où des enquêteurs-voyants
que se trouvait le corps de la petite Cédrika.
«Je suis presque content qu’Équinoxe n’ait rien trouvé,
puisque ces clairvoyants pensaient qu’elle était morte»,
explique d’une voix pleine de tristesse Martin Provencher.
Appui de la population et des policiers
Dix mois après la disparition de la fillette, la famille
reçoit encore des appels de personnes qui souhaitent aider.
«Elles sont rares les histoires qui maintiennent l’intérêt
de tout le monde aussi longtemps», affirme le père,
qui apprécie ce soutien.
La famille garde espoir, même si les recherches de ce
week-end n’ont rien donné.
«C’est rendu une habitude», laisse tomber d’un soupir le père
toujours habité par la peine et le doute.
À ce stade, la Sûreté du Québec n’a toujours pas fermé le dossier.
La famille Provencher rencontre les agents tous les mois.
Triste fête des Pères
Hier, fête des Pères, Martin Provencher a été replongé dans ses souvenirs.
«C’est pas qu’on ne pense pas à elle tous les jours,
précise-t-il, mais c’est encore pire lors de journées spéciales.»
Hier soir, il est sorti souper avec la grande sœur de Cédrika,
Mélissa. Cette dernière a eu une année scolaire très
éprouvante, aux dires de M. Provencher.
Toute la famille est tourmentée depuis l’été dernier.
«On ne sait même pas si elle est en vie, lance le père. Le deuil est dur à commencer.
Savoir si elle est maltraitée me dérange tous les jours.»
Ils ont envoyé des informations comprenant des noms
et adresses à la Sûreté du Québec. Le fondateur du groupe d’enquêteurs- voyants, Kelly Snyder,
n’a toutefois pas eu de réponse des policiers.
Plus d’une vingtaine de voyants de Find Me ont fourni des informations.
Kelly Snyder affirme que le travail de leur côté est complet.
«On travaille déjà à deux autres cas. On a fait tout ce qu’on pouvait.»
Cédrika Provencher est disparue le 31 juillet dernier,
dans les rues de Trois-Rivières.
Patrick Bourgeois et Les Maëstros au Centre des arts
Article mis en ligne le 17 juin 2008 à 11:27
L’école de musique Les Maëstros tiendra son spectacle annuel de fin d’année samedi le 28 juin à 19h, au Centre des arts de Shawinigan.
Le thème de cette année sera «J’aurais voulu être…» alors que les étudiants rendront hommage à différents artistes et groupes tels U2, Madonna, Joe Dassin, Genesis, etc… De plus, Patrick Bourgeois, ex-leader du groupe Les B.B, y sera afin de venir interpréter huit des plus grands du groupe dans un hommage accompagné des cinquante élèves.
Une collecte de fonds sera également organisée afin de soutenir financièrement la famille de Cédrika Provencher dans les recherches qui se poursuivent toujours. Les spectateurs seront appelés à remettre leurs dons durant l’entracte et le montant final sera dévoilé à la fin de la soirée.
Fondée en 2002 par Mélissa Normandin Roberge, l’école de musique Les Maëstros est axée sur l’élève et son apprentissage en offrant des cours personnalisés tout en offrant la possibilité d’évoluer musicalement en groupe. Les spectacles de fin d’année sont toujours un événement très attendu puisque les élèves sont mis à l’avant-plan en étant dans plus de 15 numéros.
Le spectacle est toujours représenté par une thématique précise et présenté sous forme de «medleys». Il y a donc une soixantaine de chansons interprétées par de talentueux musiciens sous la direction de William Lévesque, accompagnées de chorégraphies, de costumes, de décors , d’une partie théâtrale, et bien sûr des élèves de l’école.
Cette année, il faut noter la participation de l’école de danse Transcendance de Shawinigan, qui viendra soutenir l’aspect visuel de deux pièces en présentant des numéros de voltige, et également l’école de danse La ruée vers l’est de St-Georges de Champlain, qui viendra présenter différents types de danses en ligne pendant le numéro hommage à Shania Twain
L’ hebdo Journal
La une en primeur
Édition du 28 juin 2008
par René Houle
Le 31 juillet prochain marquera tristement le premier anniversaire
de la disparition de Cédrika Provencher. Cet événement n’est pas étranger
au retour du projet «Parents secours» en sol trifluvien. Une de ses instigatrices,
Marie-Josée Tardif, donne les détails.
Comsep fait revivre Parents-Secours à Trois-Rivières
Marie-Josée Tardif, à l’origine du projet, était très émotive en décrivant le climat
de crainte constante que vivent les parents du quartier Saint-Jean-Baptiste-de-la Salle
depuis la disparition de Cédrika Provencher.
Photo: Ève Guillemette
Étienne Morissette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières
La disparition de Cédrika Provencher a bouleversé la
manière dont les parents de la région élèvent leurs enfants.
Alors qu’ils constataient eux-mêmes devenir surprotecteurs,
des parents membres du Centre d’aide Comsep ont pris l’initiative
de faire revivre Parents-Secours à Trois-Rivières.
Ils tentent ainsi de retrouver un
sentiment de sécurité lorsqu’ils laissent
leurs jeunes quitter le nid familial.
Le réseau a été relancé officiellement hier dans les quartiers Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle et Marie-de-l’Incarnation.
Une quarantaine de foyers afficheraient déjà la fameuse affiche rouge et blanche arborant une femme tenant la main d’un enfant.
Placée à la fenêtre, elle indique qu’un adulte est présent pour venir en aide à un jeune en difficulté.
«Nous cherchons ainsi à laisser un message à ceux qui entrent dans nos quartiers. Nous voulons leur faire savoir qu’ici, les parents surveillent leurs enfants», explique Marie-Josée Tardif, une commissaire scolaire qui travaillait depuis deux ans à relancer Parents-Secours à Trois-Rivières.
Cela faisait près de six ans que les activités de Parents-Secours du Québec avaient cessé dans la ville mauricienne, leur siège social étant pourtant situé à Trois-Rivières.
Selon Caroline Lachance, membre du nouveau comité Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, Parents-Secours nécessite une grand implication des parents participant au conseil d’administration.
Elle émet l’hypothèse que les anciens membres ont délaissé l’organisme au fur et à mesure que leurs enfants grandissaient.
Le souvenir de Cédrika
«Avant, le sentiment de sécurité, on l’avait à Trois-Rivières. Avec la petite Provencher l’an dernier, ça nous a fait réaliser que ça pouvait nous arriver aussi», a rajouté Joane Bergeron, qui participe au comité de Marie-de-l’Incarnation.
«Depuis un an, on a changé nos comportements. On est beaucoup plus protectrices, on ne les laisse plus aller dans le quartier. Mon fils était à l’âge où il pouvait s’approprier son quartier et s’amuser comme tous les enfants», a témoigné Mme Tardif, qui tentait tant bien que mal de contenir ses émotions.
Elle a expliqué que lorsque leurs jeunes vont jouer chez des amis, plusieurs parents obligent maintenant leurs enfants à les appeler dès qu’ils changent d’endroit.
Ils demandent aussi aux autres parents de les contacter pour savoir quand ils arrivent et quand ils repartent.
Les organisateurs espèrent que des comités de parents se formeront dans les autres quartiers afin que Parents-Secours soit disponible sur tout le territoire de Trois-Rivières.
Ils soutiennent qu’il est très facile de se procurer la pancarte. Il faut simplement fournir un formulaire à son comité local.
Par prudence, une vérification du passé criminel de toutes les personnes de plus de 12 ans habitant dans le foyer sera faite par la Sécurité publique de Trois-Rivières.
«Moi, mon rêve, c’est qu’il y ait une pancarte aux trois maisons. Ce sera aussi utile dans mon quartier, car il y a beaucoup de personnes âgées», fait valoir Mme Lachance, rappelant que Parents-Secours s’adresse également aux aînés.
Les comités préparent présentement des programmes de sensibilisation dans les écoles afin de rééduquer les jeunes sur le fonctionnement de Parents-Secours.•
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